Vandemoortele renforce sa production de croissants

Plus rentable que jamais, la société familiale continue d’investir dans la production de croissants et de foccacias en Belgique et en Italie.

 

Sans mauvais jeu de mot, on pourrait dire que tout baigne dans l’huile chez Vandemoortele. La société familiale flamande, bien connue pour ses margarines et autres huiles, graisses de friture et viennoiseries surgelées, a bouclé l’exercice 2018 sur un chiffre d’affaires quasi stable à 1,41 milliard d’euros. Mais elle a donné un joli coup de fouet à sa rentabilité.

L’excédent brut d’exploitation récurrent (rebitda) s’est ainsi gonflé de près de 10 % à 130 millions d’euros. Le bénéfice net a bondi pour sa part de 40% à 51 millions d’euros. Un record.

Margarines, huiles culinaires et matières grasses

Cette progression est surtout le fait de la division des margarines, huiles culinaires et matières grasses. Les activités de boulangerie – croissants surgelés, petits pains, donuts et foccacias -, qui alimentent les supermarchés, les stations-service et les boulangeries, ont elles aussi le vent en poupe. “Ce marché est en croissance. On note un glissement des habitudes de consommation des produits frais vers les précuits à mettre au four avant d’être consommés”, précise Jules Noten, le CEO de Vandemoortele.

Nouveaux investissements

Celui-ci s’attend à une progression de la rentabilité des activités de boulangerie. L’entreprise a d’ailleurs programmé pour cette année un budget d’investissements de 10 millions d’euros. La production de croissants et autres produits analogues sera étendue dans l’usine d’Eeklo. En Italie, une nouvelle ligne de production de foccacias est également au programme.

Food Experience Center

Enfin, Vandemoortele compte ouvrir à Gand un Food Experience Center. Doté d’une cuisine et d’une boulangerie, il permettra à la société familiale d’organiser des sessions de dégustation ou d’inviter de grands chefs à des expérimentations gustatives. Le patron de Vandemoortele n’exclut pas non plus des acquisitions dans le segment des margarines et graisses.

Source: L’Echo